L'hiver dans le Morvan

L'hiver dans le Morvan

1ère et 2ème semaine de l’hiver

Ca y est, le froid s’installe, la paysage se couvre de blanc, la nature se retire, c’est l’hiver. C’est aussi la période des fêtes. Nous avons bien sillonné nos beaux paysages français. Quelle beauté ! Il y a aussi la joie d’être en famille, les bons repas, les promenades qui réveillent et colorent les joues. 

La neige était là aussi le 25 décembre. Nous avons eu la joie de la découvrir dans le jardin en revenant quelques jours plus tard. Elle fond peu car les journées sont encore froides. 

Un hiver doux et peut être le premier vraiment vécu sans vouloir autre chose. Accueillir cette saison n’est vraiment pas facile. Accueillir de ralentir, de se poser, de se laisser inspirer, n’est pas chose aisée dans nos sociétés. Mais plus les années passent et plus j’apprécie ce temps. C’est un peu comme un temps hors du temps. 

Le temps doux

Pendant les vacances, dans cet entre deux, des temps en lien et avant la rentrée, le temps doux se déploie. 

Du temps dehors à se promener dans la forêt

Du temps dedans au chaud, à boire une bonne tisane, à faire un puzzle, à lire ou à peindre

Du temps ensemble, autour de la table pour un bon repas

Du temps près du foyer, à se réchauffer et observer la nature

Un autre rythme

En hiver, le temps s’écoule autrement. On peut le ressentir comme ralenti mais je trouve que la notion de préparation, de repos, d’apaisement est plus appropriée. L’énergie revient dans la terre, de nombreuses espèces d’oiseaux sont parties dans les pays plus chauds, les graines sont au chaud dans le sol. L’extérieur est moins présent mais la vie est bien là. 

Dans les bourgeons que nous pouvons observer et qui sortiront dans les prochaines semaines

Dans les mésanges qui virevoltent et se posent furtivement sur la terrasse

Dans la lumière chaude et réchauffante du soleil 

C’est un autre rythme mais qui repose, qui fait revenir à l’essentiel. Et après, quand les jours seront plus longs, la température plus douce, là les temps s’intensifieront. Mais pour l’instant, savoir apprécier chaque seconde de cet hiver est un cadeau !

Les paysages

Je retrouve l’aquarelle. Elle revient régulièrement dans des temps clés. Comme une sorte de pratique qui nourrit un nouveau cycle, un passage. Les montagnes viennent, les couleurs se déposent, qu’est ce que j’aime cela ! Créer sans se soucier de rien, juste le plaisir d’appliquer le pinceau, de voir les couleurs ! Juste cela sans rien chercher d’autres. Et ressentir enfin ! 

La neige 

Ah la neige ! Quel bonheur ! Elle est tombée le 25 décembre mais nous étions dans la famille. A notre retour, deux jours plus tard, elle était encore là dans le jardin, pour la plus grande joie des enfants ! Et puis, le 1er, elle est retombée, plus intense ! Quelle joie ! Le paysage devient féérique quand le soleil l’éclaire. Ce matin, la lumière était rosée et la cime des arbres est devenue pastel, une pure beauté ! Nous en avons bien profité. Samedi, nous avons coupé des arbres pour entretenir le chemin et nous avons rangé le bois. 3 troncs nous serviront pour la rénovation de la grange. Et aujourd’hui, dimanche, nous sommes allés marcher à Bibracte. C’était sublime ! La neige dans les hêtraies, dans les sapins. Nous avons aussi découvert la pierre de la Wivre. 

J’ai glané des faines sur le sol neigeux, des branches de sapin ainsi qu’un chaton de châtaignier. 

Le cahier de l’hiver

Cette année, j’ai envie d’avoir un cahier et de dessiner, peindre, écrire régulièrement. J’aime tellement les cahiers. J’ai depuis plusieurs jours, un grand élan pou l’aquarelle. Pouvoir relier cela dans un espace dédié est un pur bonheur. Je dessine les paysages, les récoltes, je colle ce que je récolte, ce cahier sera une trace, un témoignage de cet hiver dans la forêt du Parc du Morvan. 

De la douceur

J’aime les vacances de Noel. Après les temps en famille bien intenses, quelle douceur que de se retrouver tous les 4 avec des moments ensemble, des moments dehors, parfois des moments solitaires. Le temps froid et la neige cette année rendent cela encore plus délicieux. Je peins beaucoup avec les enfants, et je contemple énormément la neige. 

De la douceur, encore de la douceur ! Je m’en nourris chaque jour davantage !

Les oiseaux

On pourrait penser que l’hiver, tout est endormi, tout est enfoui ou éteins. Certes, la nature ralentit et l’exubérance de l’été est loin. Mais le vivant est toujours présent. Les mésanges et les merles sont très actifs, ainsi que les buses. Il y en a une qui a traversé l’espace du poulailler il y a deux jours. Nous avons bien veillé à ce qu’elle n’attrape pas de poules. Les rouges gorges ne sont pas farouches et viennent très près de nous.

Ce sont des temps suspendus à chaque fois des temps suspendus. Voir un oiseau volé, observer ces ailes qui s’éclairent par la lumière froide du matin, le reconnaitre grâce au rouge ou au jaune de son plumage !

L’arbre de l’hiver

Cette semaine, JC a taillé les fruitiers pour qu’ils soient en bonne santé. Je lui ai demandé de me garder quelques branches que j’ai placées dans un vase. J’ai accroché des oranges séchées et la guirlande lumineuse. Quelle joie ! Cela met de la lumière, de la couleur pendant ce début de janvier. J’aime être en lien avec les saisons de cette manière. Peut être les branches sortiront quelques bourgeons. 

3ème semaine de l’hiver

La neige et les paysages

La neige est toujours là, depuis presque 10 jours. Aujourd’hui, nous sommes le 7 décembre et il tombe de petits flocons tous timides. Le paysage devient blanc, les arbres se couvrent d’un manteau neigeux, les lacs deviennent gelés. L’air est frais, nous avons eu jusqu’à -10 degrés en début de semaine. 

La neige apporte une nouvelle vision du paysage, elle le structure différemment. Avec les arbres nus, nous pouvons découvrir une profondeur qui n’est pas accessible au printemps ou en été quand la végétation est pleinement déployée. Nous pouvons remarquer de nouveaux éléments, tiens ici il y a une maison, tiens là cet arbre, je ne l’avais jamais vu. Et cette année, nous avons vraiment de la chance car la neige est très présente et les paysages sublimes. 

Quelques instants plus tard, les flocons sont plus intenses et tournoient au coeur de la forêt. Temps suspendu féérique !

Et puis la nuit c’est aussi si lumineux, notamment les soirs de pleine lune. La lune se reflète sur la neige et nous avons l’impression que le jardin est éclairé. Pas toujours évident de dormir, nous n’avons pas de volets  dans notre chambre. Nous aimons cela, mais du coup quand la pleine lune est là, cela se ressent dessuite quelques jours avant et le sommeil est différent. 

La fin de la neige

La journée du jeudi fut plus douce en terme de température. Au petit matin, il y avait plusieurs centimètres de neige. La circulation dans le village pas toujours évidente.  D’ailleurs, je n’ai pas pu remonter jusqu’à chez nous en voiture, un petit raidillon qui m’a bloquée et patinée et je me suis fait un peu peur pour être honnête. Mais j’ai pu reculer et aller me garer à mi chemin et faire le reste à pied. Cela a été une journée très intense avec les enfants à midi mais le soir, toute la neige avait pratiquement disparu. Et vendredi matin, quel tristesse de voir ce blanc complètement disparu. C’est fou comme l’on s’habitue aux paysages blancs depuis deux semaines ! Cela fait bizarre de revoir l’herbe  verte et la terre aux tons marrons.

Le doux trio

Le doux trio c’est un feu bien chaud, une bonne tisane et un bon livre. C’est la base. Parfois les enfants lisent ou dessinent à côté, parfois JC est là aussi, parfois je suis seule. Et puis le temps avance, plus j’éprouve de la gratitude pour ces temps là. 

La lumière revient

Ca y est, la lumière revient. Cela m’a marqué aujourd’hui, dimanche 11 janvier. Il est 17h00 et le soleil est encore bien présent, comme il ne l’a pas été depuis novembre. C’est si doux. Les journées qui rallongent commencent à se faire sentir. Mais pour l’instant, la soirée s’installe tranquillement et le temps ensemble près du foyer se prépare. 

4ème semaine de l’hiver

Le potager

Ce weekend, nous nous sommes occupés du potager. Nous avons mis le compost de l’ancien composteur sur une planche. Il y avait de beaux vers de terre. Il nous en reste encore 3 au minimum à recouvrir. 

La lumière douce

Depuis hier, il fait plus doux. J’ai même pris aujourd’hui, un temps au soleil, à me dorer la pilule selon l’expression consacrée. C’était chaud, cela m’a fait tellement de bien. En hiver, le soleil est un peu l’oublié de cette saison. Ici dans le Morvan, il est souvent caché par les nombreuses couches de nuages qui déclinent une palette de gris inimaginable. Alors là, le sentir sur le visage, sa chaleur et sa douceur, c’était un temps suspendu d’exception presque !

Les premières lettres de la forêt

Ca y est, je prépare les envois des premières lettres ! Quelle joie ! Pouvoir se sortir du virtuel, des écrans et remettre un lien plus profond, cela me tient à coeur depuis des années. Ecrire les mots m’a rempli d’une grande joie, ainsi que d’une petite douleur à la main droite. Et oui, nous n’avons plus l’habitude d’écrire ! On perd de la souplesse et on perd aussi l’envie peut être à force car c’est vrai qu’écrire sur un clavier est devenu d’une facilité déconcertante. 

Un temps suspendu fort !

En rentrant d’Autun, en début de semaine, avant d’entamer la descente sur le village, j’ai comme une image forte qui vient : une buse s’envole juste après le virage. Je passe le virage et là, sur le bas côté, une buse prend son envol, traverse la route devant moi avant d’aller se poser dans les arbres de l’autre côté. Un temps suspendu fort ! Que la nature est belle ! Le vivant est si plein de surprises, c’est à chaque fois un pur émerveillement. Samedi, en refaisant la route, nous avons croisé avec E plein d’animaux : une buse, un écureuil puis 3 chevreuil qui sont passés à 1 mètre de la voiture dans le chemin, leurs petites fesses blanches sont belles !

La poursuite du carnet de l’hiver

Je poursuis ce carnet. Cela m’apporte beaucoup de douceur. Je me promène, prend quelques photos et après je sors l’aquarelle et je dessine des paysages, écorces ou autres. Je retranscris la beauté des paysages autour de chez moi, de ce Morvan que je découvre chaque jour davantage et que j’aime de plus en plus. Je crois que c’est cela aussi être ancrée dans un territoire, c’est le valoriser en tant qu’artiste ! 

Quelque chose de nouveau

Ce matin, en ouvrant les volets, nous avons pu sentir l’hiver et sa douceur. Il faisait frais mais à la fois bon. Depuis le début de la semaine, vraiment quelque chose bouge. C’est comme si depuis novembre, un petit voile recouvrait quand même l’atmosphère et là il commence à se dissiper. Bien sur, cela prend du temps, nous ne sommes qu’au début du mois de janvier, mais le changement a déjà opéré, tranquillement, au rythme de la nature. 

Les oiseaux de l’hiver

J’ai déposé des restes de vieux pain sur la table de la terrasse et souvent nous avons la chance de pouvoir voir les rouges gorges et mésanges se régaler. A l’instant, il y avait 3 mésanges et un rouge gorge qui se régalait seul sur la table. Il y a une sorte de hiérarchie aussi chez les oiseaux. Les mésanges peuvent se chasser et chasser les rouges gorges, mais parfois non. 

Découverte des premières fleurs

Ce jour est important : mercredi 14 janvier, nous avons vu les premières fleurs de l’année : perces neiges et deux crocus. Quelle joie ! C’est à chaque fois des retrouvailles, comme de vieilles et bonnes amies qui reviennent après un long temps d’absence. Je vais en cueillir quelques unes que je mettrai dans mon carnet d’hiver. 

Dans ces premières fleurs, il y a aussi quelque chose de plus profond. Car c’est le signe que le renouveau arrive, que le cycle de la vie sort de terre et que tout va petit à petit renaitre. Il y a dans ces fleurs, toute la vie contenue dans le sol depuis plusieurs mois. C’est cet élan qui va nous porter pendant tout ce nouveau cycle. 

Du coup avec les enfants, nous avons passé un temps dehors à savourer cela. Nous avons ramassé des feuilles des bractées de tilleul séchées. Je réfléchis à une installation avec mais je prends aussi le temps de laisser cela infuser. 

Cabrioles des chèvres

A un moment, dans l’après midi, j’ai eu peur pour les poules car elles étaient dans l’enclos mais assez loin et nous avons déjà eu des attaques de renard dans cette zone. Je suis allée les rapatrier gentiment vers le poulailler. Et là, les chèvres s’en sont données à coeur joie, surtout Châtaigne, elle courrait, sautait, faisait des cabrioles, c’était beau de la voir comme cela. Une belle frénésie !

Le cri du goupil

Ce matin entre 6h30 et 7h, il faisait encore bien nuit et nous avons entendu un drôle de bruit. J’ai hésité avec un chevreuil mais cela me paraissait étrange. JC m’a dit que c’était surement un renard. C’est la première fois que nous l’entendons. Un moment assez particulier !

5ème semaine de l’hiver

La contemplation

En habitant ici, j’ai pu développer l’attention au vivant, la contemplation même. Notre maison a beaucoup d’ouvertures qui donnent sur le jardin et la forêt. A chaque fois que je regarde dehors, je respire, une belle inspiration, mes épaules se détendent et je me sens dessuite bien. Tout à l’heure, pendant que la poêle chauffait j’ai regardé par la fenêtre de la cuisine, les arbres nus de l’autre côté du chemin. J’ai pu voir une petite feuille, un peu seule je dois dire, encore suspendu par une fine branche à un tronc qui était balancée par la brise douce. Une beauté !

Souvent, quand on regarde dehors au départ, il ne se passe rien. Il faut en fait que les yeux s’habituent. Et puis quelques instants après, cela se dévoile. Hop un oiseau qui virevolte de branches en branches, oh un insecte qui apparait, hop une feuille qui tombe, oh un arbre dont on aperçoit enfin les bourgeons et peut être les premières pousses. 

Je crois profondément qu’aujourd’hui, c’est un luxe. Je me souviens de cette publicité pour Renault qui disait « et si le luxe c’était l’espace ? ». Aujourd’hui, et si le luxe c’était ces petits temps qui peuvent paraitre insignifiant mais qui sont si important car on prend conscience de notre environnement, on en fait partie sans se sentir supérieur. Et si le luxe c’était cela ? 

Car soyons honnête c’est difficile au départ car on peut ressentir de l’ennui et nous allons chercher un échappatoire, le téléphone est parfait pour cela. Peut être pas vous et tant mieux mais moi j’avoue que des fois cela m’arrive. Mais j’essaye de plus en plus de cultiver cela, l’art de l’attention aux petits riens qui font tout !

La brume

J’aime la brume. J’aime la voir légère s’accrocher aux collines. Parfois elle est éclairée par le soleil et donne des reflets irisés. Une pure beauté. L’autre jour, j’ai photographié pour peindre, une colline du village, j’aime particulièrement cet endroit, c’est l’endroit des mélèzes. Et la brume s’accroche souvent là car en contrebas, il y a la rivière. J’ai pris plusieurs photos pour ressentir cet atmosphère de la brume tout fine. La peindre a été très agréable. Il y a vraiment pendant cette saison, une beauté de la forêt que l’on ne retrouve pas dans les autres. Une sorte d’essentialité, sans fioriture, simple. 

Les poussins

Ce weekend, JC a préparé le changement d’endroit des poussins. Ils sont désormais dans l’enclos. Il a installé une clôture électrique pour ne pas que les autres poules et chèvres les embêtent. A l’intérieur, nous avons amené la mue. Une structure grillagée dans laquelle ils peuvent dormir et être protégés. La journée, elle est ouverte et les poussins peuvent avoir accès à un espace plus grand mais en sécurité. Même si le risque zéro n’existe pas vraiment.  Ils vont s’habituer peu à peu et rejoindront bientôt les autres. Cela fait bizarre de ne plus les avoir près de la maison. 

Le froid revient

Du froid ce matin. De la glace aussi. C’est revigorant de marcher, de voir la brume dans le village et puis se sentir réchauffée dans la forêt, comme protégée même. Après une dizaine de jours de temps plus doux, le retour du frais est assez brutal mais c’est tout à fait de saison. Et la nature est magnifique ! Et puis même si le froid est là, le renouveau s’installe tout doucement, cela se sent dans le chant des oiseaux. Dans le soleil qui brille et qui réchauffe à travers la vitre, dans le salon. 

Je ne voulais au départ rien ramener. Grossière erreur, je ramène TOUJOURS quelque chose. Là juste avant la maison, ils ont coupé beaucoup d’arbres et refait entièrement le chemin. Il y avait des troncs rouges orangés flamboyants, je me suis approchée et j’ai pris deux écorces rouges vifs, elles sont sublimes. Encore une fois, à voir que cela devient. 

La poursuite des jours

Ces jours d’hiver passent vite. Il fait plus froid. Nous avons du givre sur l’herbe le matin et de la glace sur la voiture. Ce matin, le brouillard est vite monté du village et le soleil l’éclaire c’est beau ! Je voulais prendre en forêt le jardin baigné de cette douce lumière mais le temps que j’allume mon téléphone, l’atmosphère c’était déjà évaporée. 

Il y a de plus en plus d’oiseaux j’ai l’impression. Les jours raccourcissent et cela se ressent vraiment. Les crocus sortent de plus en plus. Les primevères ne sont pas encore ouverte. 

Et puis, le ralentissement se poursuit. Je dessine juste dans le carnet, je glane peu en forêt même si lundi j’ai ramassé de sublimes écorces rouge flamboyant.

D’ailleurs en observant la photo ci dessus, cela me donne l’idée de peindre ces écorces. Une belle manière de les ancrer dans un temps plus long car je ne pourrais pas les déposer dans le carnet. Peut être aussi je vais les placer dans une boite en tant que “souvenirs de l’hiver 2026”, à voir. 

Cette semaine, dans le carnet de l’hiver, j’ai eu envie de déposée des impressions de végétaux. J’ai commencé avec une feuille de primevère et j’en ai mis aussi à sécher avec une jolie fleur jaune clair. J’ai aussi imprimé du thuya, mais cela n’a pas rendu grand chose. Mais son odeur a embaumé l’espace pendant quelques instants ! Un temps suspendu !

L’arbre de l’hiver

Cette semaine, les branches coupées quelques semaines avant ont fleuri. De belles fleurs délicates, quelle joie ! C’est beau vraiment. La lumière douce de la guirlande, les oiseaux en papier posés par les enfants et les fleurs font rentrer le renouveau dans la maison. 

J’ai voulu en faire sécher quelques unes, pour les mettre dans le carnet, mais j’ai eu l’idée trop tard et ce sera pour une autre fois. 

6ème semaine de l’hiver

L’hiver s’écoule

L’hiver se poursuit. Tranquillement. Les journées passent assez vite mais il y a de la douceur. De la douceur et du repos. Janvier et Février sont des mois pour poser et se reposer. 

Le froid est encore là le matin. Lundi, il y avait de la glace sur la voiture. Mais le changement arrive.

De plus en plus d’oiseaux chantent le matin

Les fleurs éclosent

Les jours rallongent

Les feuilles s’éclaircissent sur le sol

Ce matin, le brouillard était d’une beauté presque pure. Il enveloppait le haut des collines et on voyait les rayons de soleil l’éclairer. Une ambiance un peu de fin du monde. En descendant sur Autun, il montait au dessus de la ville et prenait des nuances rosées. Une beauté ! Et cela me rappelle que lundi, un bel arc en ciel a éclairé la vallée. La lumière est vraiment belle quand les nuages se dissipent. Le vert de l’herbe, le marron des feuilles tombées au sol vibrent d’une intensité nouvelle et qui réchauffe. 

Nouvelle exposition 

Pour un nouveau projet d’exposition cet été, j’ai commencé à ramasser des feuilles très épurées par le temps. Elles sont devenues si fines qu’elles paraissent transparentes. Je les conserve quelques jours dans de l’eau et de la glycérine et je vais voir pour les accrocher sur un support très fin pour qu’il laisse passer leur transparence. J’aime les prélever sur le sol. Je sais que cela a très peu d’impact sur le cycle naturel car il y a encore beaucoup qui le nourriront. Et puis souvent, on ne fait pas attention aux feuilles. On va plutôt chercher les champignons dessous ou certaines graines. Mais j’aime voir leur finesse, leur dentelle par endroits car le temps créée vraiment une oeuvre parfaite ! J’en ai aussi ramassé des très foncées, toutes aussi sublimes. Je vais voir comment les intégrer dans cette installation. 

Les couleurs de l’hiver

L’hiver peut être une saison plus triste c’est sur, moins lumineuse. Mais quand la lumière est là, alors tout se transforme. C’est comme si la vie jaillissait dans l’instant . 

L’herbe devient intense presque parsemée de reflets jaunes

Le marron de certaines feuilles encore présentes sur les arbres ou des anciennes plantes devient mordoré

Le blanc de l’écorce du bouleau envoie des éclats pailletés.

Le brouillard prend des reflets irisés jamais vus encore. 

En fait les couleurs plus marquées sont présentes chez les oiseaux. 

Le rouge pour le pic épeiche qui est accentué par le noir d’une partie du corps. 

Le jaune de la mésange bleue

Les récoltes de l’hiver

En cette saison, les récoltes sont bien sur moindres mais il y a de petites merveilles comme

Les chatons de noisetier. Leur jaune aux nuances vertes et si beau ! Ils éclairent la forêt et témoignent que le renouveau arrive

Les branches des sapins sont délicieuses en tisane et réchauffent le coeur et le corps. 

Et puis cela y est, les primevères commencent à s’ouvrir. J’ai vu une corolle ouverte sur l’ensemble des fleurs qui sont sorties. Les crocus se déploient peu car il ne fait pas très beau ces derniers jours. J’avais peur qu’ils soient peu à sortir car il y a eu de gros travaux pour la construction de la phytoépuration cet été et cette zone a été bien retournée. Mais ils sont bien là, se déploient au fur et à mesure et quelle joie !

Le creux de l’hiver

J’aime cette expression. J’y vois comme un nid en forme de demi lune dans lequel on se pose et on peut laisser le tumulte du reste de l’année, on peut se reposer et voir ce qui a besoin d’émerger. Un temps lent, complètement accueilli. Là se déploie des activités douces comme la lecture (je lis énormément ces derniers temps !) ou encore les puzzles. J’ai vraiment découvert les puzzles l’année dernière. C’est une activité assez géniale. Il faut de la concentration, de l’attention et chaque jour on peut en faire un peu. Petit à petit, cela se construit sous nos yeux et à la fin c’est génial de voir le puzzle complètement réalisé. Une activité sans écran qui nourrit ! 

Le jardin

Ce weekend, nous débroussaillons. Il y a énormément de ronces c’est fou à quelle vitesse elles peuvent se répandre. Puis l’après midi, JC a installé les gouttières sur le compost qu’il a construit en automne. Cela nous servira à remplir une cuve pour arroser le potager. On s’est occupé des poules aussi en nettoyant le poulailler à trois, un très chouette moment. Une de nos poules a encore des poux rouges, on va devoir les retraiter. Et depuis hier soir, les poussins qui ont bien grandi, ont dormi avec les poules plus grandes. 

A la recherche de la loutre

P. Est fascinée par les loutres en ce moment. En se renseignant sur cet animal, JC a découvert qu’elle revenait sur nos territoires. Intensément chassées, elles avaient disparu depuis de nombreuses années mais les revoilà ! Nous sommes allés dans le village voisin suivre le cours d’eau. Nous avons vu un ragondin, nous avons repéré des traces mais pas vraiment celles de la loutre. Nous retenterons une prochaine fois car les enfants étaient un peu bruyants, vous voyez ce que je veux dire je pense !

La chute

En fin d’après midi, dimanche, juste avant que le soir arrive, un fracas a parcouru la forêt, tout près de la maison. Les branches à quelques dizaines de mètres se sont affolées. Nous sommes sortis en sachant ce qui c’était passé : un arbre était tombé. Des dizaines d’années d’existence et un grand fracas pour cet ancien châtaignier, assez sublime à vrai dire. Il est tombé sur plusieurs arbres et s’est cassé à de nombreuses reprises. Il va falloir un peu de temps pour dégager mais ce n’est pas sur une zone où nous sommes souvent. 

7ème et 8ème semaine de l’hiver

La brume joyeuse

Ce matin, la vallée était magnifique. On pouvait apercevoir la nappe blanche envelopper au loin les collines. En remontant après, le soleil s’était levé et la brume est montée petit à petit jusqu’à plusieurs minutes après, venir jusqu’à chez nous. Mais elle est douce, elle ne masque pas le soleil alors sa lumière éclaire et sublime le paysage et notamment la forêt en face de la maison. Cela fait scintiller les gouttes d’eau sur les arbres, cela illumine les feuilles dures des houx, cela éclaire les ailes des oiseaux de mille feux. Une beauté ! Un temps suspendu ! Et cette fois, j’ai réussi à prendre une photo pour peindre ce paysage lumineux et vibrant. 

Les corneilles

Nous ne savons pas si ce sont des corneilles ou des corbeaux mais ces dernières semaines, ils sont très présents. Quand nous étions autour du châtaignier tombé, elles étaient cinq à voleter et à croasser. Souvent on les entend au loin et elles se posent dans les arbres autour de la maison. 

Les bourgeons

Les premiers bourgeons sortent ! C’est magnifique de voir leur protection comme du cuir se déployer  petit à petit. Sur certains arbres, on dirait des petites goutes de pluie toutes blanches c’est sublime. Sur d’autres, comme la pivoine ils sont rouges violacées et vont bientôt laisser émerger leur beauté. Et puis, chaque espèce va à son rythme, le cycle est bien bien orchestré, je crois que l’on oublie si souvent cette intelligence silencieuse. Ce qui est vraiment un pur bonheur c’est de les voir se déployer au fur et à mesure. Et puis chaque espèce le fait à sa manière. Une véritable orchestration du vivant commence. 

La forêt chante 

Ca y est, la forêt se réveille et chante de plus en plus fort. C’est toujours impressionnant de s’apercevoir qu’il y a quelques semaines, en plein coeur de l’hiver, c’était beaucoup plus silencieux. Et là, de nombreux oiseaux chantent et assez intensément. Cela me rappelle le nom du film de Vincent Munier. En effet, la forêt à un chant, un chant propre à elle, à ses saisons, à ses rythmes.

De l’intensité ces dernières semaines

J’ai eu peu le temps d’écrire ces derniers jours. Il y a les vacances et le rythme change, je suis également partie en Bretagne sur deux jours pour amener une oeuvre à une collectionneuse. Faire de la route est fatiguant mais cela nourrit intensément la pratique artistique. Le paysage en est la base je crois et traverser des paysages nourrissants et si important. La lumière de l’hiver ajoute également à cela une beauté fugace quand elle est présente. Elle éclaire les feuilles, l’herbe se pare de jaune lumineux, le bleu du ciel devient intemporel. Vraiment je trouve que la lumière en cette saison est la plus belle. Elle réchauffe l’atmosphère même si elle n’est là que quelques secondes, elle éclaire et redonne du souffle. 

9ème semaine de l’hiver

De l’eau

De l’eau partout

Les rivières débordent un peu partout, les tempêtes sont là, cet hiver est très humide et l’eau s’immisce partout. La rivière en bas dans le village a débordé sur les près, l’Arroux est devenu énorme et si proche des maisons que cela en devient inquiétant ! L’eau a vraiment une force prodigieuse, et nous sommes si petits devant elle. 

Ici, dans la forêt, nous sommes plutôt épargnés. Nous avons juste eu un arbre qui est tombé en travers du chemin. Il a cassé la fibre (heureusement nous avons pris un autre opérateur entre temps) et a bien bloqué le chemin. Alors avec JC, nous sommes allés le couper et nous avons récupérer deux beaux troncs qui peut être nous servirons dans la rénovation de la grange. 

Et l’eau partout chante. Elle ruissèle, créée des sillons, se faufile partout. La terre devient boue tenace et devient comme mouvante.

Les branches rouges et jaunes

Cette année, je ne sais pas pourquoi, mais je trouve sublime les branches des arbres colorées. Il y a des rouges pourpres qui jaillissent, des jaunes lichens flamboyants, des gris perlés. C’est d’une simplicité et d’une beauté pure. Vraiment l’hiver recèle de nombreux trésors, à condition de pouvoir les voir, les ressentir et les contempler. 

Se promener l’hiver

L’hiver, il y a les grands froids mais aussi les grands vents. Les vents du nord chargés d’une puissance inégalée le reste de l’année. Ils s’engouffrent dans les sapins et font rugir la forêt et danser les troncs. Lundi, j’ai pris du temps, entre deux avalanches de pluie, pour aller aux petits lacs au dessus. J’adore cette promenade même si la première partie se fait dans un chemin tellement boueux que les chaussures sont salies dès les premiers instants et si elles ne sont pas adaptées, le pieds sont mouillés et recouverts de boue dès les premiers instants. Plus haut, sur le sommet, il y a de magnifiques lacs. J’aime voir ces lacs, surtout le second, plus grand. Voir les reflets argentés dessus qui courent avec le vent. Et sentir le vent au dessus, sur la cime. J’ai ramené des écorces d’un vert profond d’un sapin si haut tombé au sol ainsi que des branches tombées en abondance sur le sol à cause des tempêtes. J’aime la forêt par ces temps là. Elle parait comme dans un entre deux. A la fois endormie et à la fois en train de se réveiller, de se préparer quelque chose. 

Se reposer

Cette semaine, c’est le temps du repos. Notre fils est rentré avec une petite grippe, il pleut, donc nous passons du temps dedans. Je dévore les livres cet hiver au coin du feu. J’y puise une douceur, comme dans une tanière où je me nourris de beauté et d’inspiration. J’aime les romans qui embarquent dessuite dans une histoire inspirante ainsi que les récits de marcheurs en quête de quelque chose de plus grand et même des réflexions sur la vite. Parfois je lève les yeux et je regarde la pluie tomber. Je savoure cette semaine un peu hors du temps avant le retour au tumulte joyeux de la reprise. 

Mes dernières lectures

Wabi-Sabi à l'usage des artistes designers, poètes et philosophes de Léonard Koren

Eloge de l’ombre de Jun'ichiro Tanizaki 

Italia Cosmica de Linda Bortoletto

Et beaucoup de romans ! 

10ème semaine de l’automne

Les premiers arbres en fleurs

Ils sont là ! Enfin, les premiers arbres en fleurs ! Mais pas chez nous, je les ai croisé sur les routes, plus au sud vers Clermont Ferrand et plus à l’ouest vers la Bretagne. Une beauté. Un éclat blanc dans le ciel grisé et pluvieux. J’ai hâte de pouvoir humer les premières fleurs ici. 

Et puis suivent l’éclosion des fleurs se poursuit. Les premières jonquilles sortent. Les crocus recouvrent davantage la prairie de leur violet intense. Les premières pâquerettes commencent à couvrir le sol et les pissenlits sont encore en boutons mais proche de l’ouverture. 

Les prémices du printemps s’intensifient

Les premiers papillons sont là ! Quelle joie ! Des citrons qui virevoltent et font étinceler l’air d’un jaune vivifiant ! Des vulcains, plus imposant qui butinent tranquillement. Les premiers bourdons et abeilles s’affairent tout doucement. Les oiseaux chantent de plus en plus forts et de plus en plus tôt, la forêt s’éveille à un nouveau cycle c’est prodigieux de voir tout ce phénomène s’épanouit à nouveau. Et puis, le soleil est là, et cela change tout. Il redonne de l’élan après les jours gris. Il réchauffe les coeurs et nous  pouvons ressentir de l’envie, que quelque chose est prêt à émerger aussi. 

Et c’est le temps des arbres en fleurs. Les premiers prunelliers se parent de leurs délicates fleurs blanches, une pure beauté. Cette année j’ai envie de les observer en détail, et de les dessiner !

Le soleil qui réchauffe et l’art qui revient !

A quelle joie ce soleil ! J’ai pu travaillé dehors pour une exposition qui aura lieu en avril. Honnêtement, je n’avais pas envie avant et en effet, teindre, faire sécher, plonger ses doigts dans l’eau gelée, c’est assez difficile quand il fait froid. Mais là avec le soleil, un pur régal. Et je suis tellement contente des résultats ! Une beauté de couleurs ! La créativité et la pratique artistique sont vraiment liées aux saisons, et cela me va parfaitement ! Et puis en fin de journée, dans la forêt, la lumière est sublime. Encore chaude mais juste diffuse, elle donne une atmosphère enchantée, presque irréelle.

Le retours des couleurs

Quelle beauté ! Ces fleurs aux couleurs chatoyantes qui redonnent de l’élan. Regarder une fleur colorée en cette saison, quand il y en a encore peu, c’est comme se délecter d’une infusion d’énergie pure. Cela nourrit tellement en profondeur ! Ah ce jaune de la jonquille, ce violet du crocus, ce vert clair avec des reflets jaunes des branches de saule ! Le printemps est une symphonie, une ode à la vie dans toute sa splendeur ! 

Les temps suspendus du mois de février

Voir des arc en ciel

Voir la brume presque pure éclairée par le soleil 

L’arrivée du soleil

La lumière de fin de journée dans la forêt

Voir une buse s’envoler juste devant la voiture

Observer le vols des oiseaux

S’émouvoir des premières fleurs sorties

Pouvoir regarder la cime des arbres et discerner les petits bourgeons

S’émerveiller du nouveau cycle qui redémarre et de sa beauté !

Les prunelliers qui sortent les premières fleurs 

Le jaune des jonquilles

Le violet des crocus !

11ème semaine de l’hiver

C’est le début du printemps !

Ca y est la nature s’éveille. Les bourgeons s’ouvrent de plus en plus. Ils sont sublimes et à chaque arbre ses particularités. Ceux du pommier sont ronds et blancs immaculés, ceux du poirier plutôt en forme de flèche et jaune. Ceux d’une saule comme des boutons verts tous doux et ceux des chênes d’Amérique commencent à peine à être visibles. Quel temps merveilleux et quelle joie d’assister à cela. C’est fou car chaque année, le renouveau est comme une nouveauté. Une découverte à chaque fois sans pareille. 

Les violettes sortent aussi depuis cette semaine. J’en ai ramassé les premières ce dimanche. Je les mets dans un bocal pour le premier pétillant du printemps. J’ai aussi trouvé (enfin !) de l’égopode. Elle est encore petite, mais quel régal de la déguster demain matin avec l’oeuf du petit déjeuner. Les jonquilles se déploient partout ! Mercredi nous sommes allés en cueillir avec les enfants et une amie dans la forêt. Elles poussent près des cours d’eau. Elles sont belles et leur jaune couleur oeuf et le jaune plus clair autour ! Je les ai même testées en teinture mais il m’en faudrait beaucoup pour que cela soit concluant. Il y a même quelques aliaires qui sortent doucement de terre. Bientôt un petit pesto sauvage ! 

Ces temps ci, nous passons beaucoup de temps dehors. Débroussailler, enlever les herbes, préparer les planches du potager, tondre, s’occuper des animaux, nettoyer le poulailler, etc. La saison active commence ! Et cela fait du bien d’être à l’extérieur après les mois intérieurs au coin du feu, le soleil nous attire et nous fait préparer le jardin pour la suite ! 

Je continue les teintures. Je souhaite des effets précis alors je travaille d’arrache pied et honnêtement, je me régale. Quelle joie de voir les années se condenser et maitriser certains résultats pour obtenir de beaux effets. 

12ème semaine de l’hiver

Le début de la semaine

Cette semaine, il est annoncé de la pluie. Mais je profite encore des temps dehors, quelques nuages sont déjà présents dans le ciel, révélateurs de l’eau qui tombera surement bientôt. 

Depuis quelques jours, les premiers pics font chanter les troncs d’arbres en creusant leurs nids. C’est toujours une émotion  de les entendre pour la première fois. Pareil pour les prunelliers qui sont en fleur ! Une joie de sentir les fleurs et leur douceur miellée. 

Marcher le matin 

Marcher le matin est si important. Au début que nous étions là, je le faisais presque tous les matins quand j’emmenais les enfants à l’école. Aujourd’hui, avec plus d’activités, j’ai moins le temps mais je le fais toujours au moins une fois. C’est un temps calme, où nous pouvons observer la nature. Cela monte fort sur le chemin, mais parfois, je m’arrête, je regarde les arbres, les oiseaux qui s’en donnent à coeur joie et volent de branches en branches, les papillons qui virevoltent et déposent des nuées colorées dans le ciel. Cela fait vraiment du bien même si au départ l’envie n’est pas là, après, le contentement est toujours présent. Je vais essayer aussi de le faire demain matin. 

Le retour de la pluie

Mercredi, jour de pluie. Elle est revenu tranquillement mais aujourd’hui depuis plusieurs heures, le ciel est gris, le temps plus humide. C’est aussi le retour des pulls douillets et des temps doux. J’ai fait un feu dans la cheminée, un grand besoin de chaleur douce dans la maison. Un temps plus intérieur aujourd’hui, cela fait aussi du bien car cette année, le printemps est déjà là et bien actif ! Et d’ailleurs avec un temps moins clément, l’élan artistique s’étiole. Je voulais avancer sur l’exposition de Dijon mais je le ferai lors d’une journée ensoleillée. Avec P, nous sommes allées nous promener quelques instants, avant la pluie. Un temps agréable entre filles. 

Et le retour de la neige !

Samedi matin.

Assise tranquillement dans le salon en train de travailler sur un projet que je finalise, je lève les yeux et vois la neige, quelle surprise ! De la neige mi mars, vraiment ! Honnêtement ce n’est plus le ressenti de l’hiver, la neige est moins bienvenue qu’en janvier ! Après elle est assez fondue, ne tient pas et parait lourde mais cela dure depuis presque 1 heure par intermittence. 

La nature continue son éveil

C’est le temps où les paysages retrouvent leurs couleurs. On commence à voir sur les collines des taches blanches, les premiers prunelliers et merisiers, plus vertes très claires, les premiers érables, puis bientôt ce seront les autres espèces. Déjà les bourgeons des chênes rouges continuent de s’épaissir. C’est prodigieux quand même quand nous prenons le temps de les observer. La gangue qui s’ouvre et qui dévoile toute la vie, qui après formera une feuille entière et une branche, puis le prolongement de l’arbre et sa croissance. 

La simplicité de la beauté

En ce moment, la beauté est partout et dans une forme si pure, si simple. Les pâquerettes refermées forment une corolle rose pourpre, c’est sublime ! Les pissenlits sont d’un jaune si vif ! Le merisier se pare de bourgeons et la promesse de ses magnifiques fleurs et pétales qui se dessineront comme des flocons est présente. Je crois profondément à cela, la beauté dans la simplicité et la remarquer chaque jour. Elle est présente partout dans des gestes, des détails parfois que nous pourrions juger insignifiant ! 

13ème et dernière semaine de l’hiver

Savourer la dernière semaine

Cette dernière semaine est un temps entre deux, comme depuis plusieurs jours voir semaines d’ailleurs. Un temps entre l’hiver qui touche à sa fin et le printemps qui va s’imposer. Bien sur dans la nature, le printemps n’arrive pas juste au jour où on l’a décidé dans le calendrier mais cette date marque un passage quand même. 

Lundi brouillard presque toute la journée. Temps humide, envie de rester dedans.

Mardi le soleil revient, le temps reste frais mais la lumière éclaire la forêt et ses bourgeons tous frais.

Mercredi, toujours le soleil accompagné d’un vent du nord presque glacial. Le merisier déploie ses fleurs petit à petit. C’est un spectacle sublime, vraiment peut être le plus beau de l’année. Nous pouvons comprendre ainsi la passion des japonais pour les cerisiers. C’est beau de voir les bourgeons d’un blanc pur sur le fond du ciel azur. Je ne m’en lasse pas et je crois que pour moi, le printemps commence vraiment quand le merisier est en fleur. 

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