L'entrée fracassante de l'été

L'entrée fracassante de l'été

L’entrée fracassante dans l’été

L’été est bien là et depuis plusieurs jours. Nous sommes depuis une semaine à plus de 33 degrés par jour, cela devient difficile. Ce qui me rend le plus triste ce sont les arbres dans la forêt. Leurs feuilles sont rabougries, toutes flétries. La pluie annoncée en fin de semaine, début de semaine prochaine sera bien accueillie. 

Le sanglier

Nous avons un ou plusieurs sangliers qui font quelques ravages dans le potager. Avant nous avions des barrières mais certaines sont tombées et au final, nous n’avions pas d’incursions. Mais cette année, il y en a : des plantes de pommes de terre tous déterrés et mangés (nous en récupérons quand même quelques unes), une anémone du japon complètement sortie de terre et morte, des dégâts au niveau des tomates. C’est peut être du au fait que nous avons dégagés le fond du potager pour en faire un espace agréable. A voir ! Nous allons mettre des cheveux apparemment ils n’aiment pas cela. Ce matin il avait déterré 3 framboisiers. JC l’a interpelé à 5h du matin « hey le sanglier, tu vas manger autre part ! » A t’il crié ! 

Nous avons finalement installé une petite radio la nuit, ils sont revenus au bout de plusieurs jours mais depuis plus rien. Nous allons installer une cloture fine, ce sera le meilleur moyen de protéger cet espace. 

Le matin, au frais

Tous les matins, nous nous levons pour passer du temps dans le potager. Il fait déjà chaud. Souvent JC est levé avant moi. Nous arrosons les plantes, récoltons les quelques pommes de terre laissées par les sangliers, coupons, enlevons les adventices (car sinon ce serait la jungle), replantons, etc.

Cela fait du bien, d’être dehors, de prendre soin du potager. Cette année JC a installé des 2 cuves de 1000 litres que nous remplissons avec l’eau de la grande cuve. Souvent elle est tiède ce qui est parfait pour arroser le jardin. Hier j’ai mis 13 d’arrosoirs pour les poireaux, aujourd’hui, c’était une dizaine pour les framboisiers et presque 2 pour un murier qui avait très soif malgré son arrosage ce weekend. 

Les odeurs

Le mois de juin est synonyme d’odeurs, de senteurs si délicates et délicieuses. Car le tilleul et après les chatons de chataigniers parfument si fort le jardin. Je sentais même les odeurs des chatons le soir dans la chambre. Quel plaisir ! J’aimerais d’ailleurs pouvoir faire un produit avec ces odeurs. D’ailleurs, je vous avouerai que je supporte de moins en moins les odeurs artificielles. Elles agressent alors que les odeurs des arbres sont divines. Peut être est ce le fait de vivre en forêt. Déjà il est sur que j’avais un odorat sensible depuis toute petite, mais ici il s’est encore plus affiné. J’adore cela avec les odeurs agréables, c’est plus difficile quand elle l’est moins car elle prend toute la place du coup. 

Les chatons

En parlant de chatons, il y a eu beaucoup de vent et la sécheresse peut être aussi a précipité leur chute sur le sol. Il y en a énormément cette année, c’est impressionnant. Ils forment par endroits comme un parterre. J’aime leur forme, bien sur leur odeur mais aussi leur texture. Un peu comme un bâtonnet rempli de minuscule fleurs. 

Et déjà là début juillet, nous pouvons voir leurs fruits qui se forment, les châtaignes. Ah la nature est prodigieuse et si créative dans ses formes, ses couleurs, ses textures, ses sensations, etc. 

La chaleur écrasante 

Mon dieu quelle chaleur ! Dès 7h30 il faut refermer les fenêtres, se calfeutrer et rester dans le noir, cela me rappelle les après midi de mon enfance. Petit à petit le chaud c’est installé et les nuits ont été de moins de moins rafraichissantes. C’est ce que je trouve le plus difficile, ne pas pouvoir redescendre en température la nuit. Nous sommes allés nous baigner au lac des Settons, cela nous a fait beaucoup de bien, vivement la mare naturelle dans le jardin. Horizon 2027 et peut être plutôt 2028 …

Le frais

Après la chaleur écrasante, le retour du frais. Quel bonheur ! Je suis dehors en manches courtes, le vent souffle sa douce brise rafraichissante et je savoure la sensation de frais, c’est si agréable d’avoir froid après avoir eu si chaud. Le soir, quand l’air frais arrive sur la terrasse, que la peau se couvre de frissons, quelle sensation délicieuse. Nous avons profité de ces jours plus frais pour rafraichir la maison qui était pas mal montée en température. Et puis là, depuis hier, le chaud revient. Mais les nuits sont très agréables, cela fait du bien. Par contre, au final la chaleur n’est pas le pire, le pire c’est le manque d’eau et ses conséquences sur la nature. 

Terrorisée 

Cette année la forêt souffre, on ne peut pas ne pas le voir. Partout dans le Morvan les arbres manquent d’eau et notamment ceux en bordure. Combien de bouleaux, de chênes et de frênes ai je vu pratiquement desséchés avec des feuilles qui sont déjà marrons. L’année dernière, ce phénomène était apparu à la fin aout, donc il y avait l’espoir du l’automne et de son temps plus pluvieux. Mais là cela arrive au tout début de l’été. Une catastrophe non ? Et là, la tristesse est si présente. Car on ne rien faire, en tout cas il est impossible de les arroser tous. Et puis, il faut bien que les arbres s’adaptent au réchauffement. Mais cela signifie et nous commençons à le voir que la plupart des espèces présentent ici vont disparaitre dans les 20 prochaines années. Et cela me fend le coeur. 

Cela est connu bien sur mais quand on le vit, quand on l’observe de ses propres yeux, quand on ressent cette sécheresse à l’intérieur, c’est difficile, car la nature souffre et nous aussi peut être. Je ne suis pas souvent pessimiste car je préfère aller de l’avant, voir les problèmes et petit à petit avec de la détente, pouvoir entrevoir les solutions. Mais là cette fois, l’abattement est là quand même. Alors peut être le coucher sur le papier est une étape supplémentaire. 

Et comme toujours, après l’abattement, vient l’action. Cela me donne envie d’approfondir mon art pour pouvoir témoigner de cela. D’ailleurs cette année, j’ai dévoilé les utopies et la première était sur le bouleau. Je vais les poursuivre pour sensibiliser aux dangers qui pèsent sur les espèces de la forêt. Car pour le bouleau, ce qui m’avait le plus frappé c’est qu’en plus d’être un pionnier de la forêt, il était très sensible au réchauffement et cette année, nous pouvons voir nombre de ces arbres souffrir. 

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