La poursuite du printemps
Le tourbillon du printemps
Quel tourbillon ! Vraiment, cette année tout va très vite. La nature a beaucoup d’avance par rapport à l’année dernière. Entre deux et trois semaines en fonction des végétaux, c’est impressionnant. J’ai du mal à suivre. J’ai cueilli un peu d’aubépine mais peu car j’ai eu peu de temps. Pareil pour les fleurs de robinier, je vais essayer de les cueillir cette semaine mais certaines sont déjà en train de grainer. Je cueille aussi un peu de sureau. Nous avons été peu là ces derniers weekends alors j’ai l’impression que le mois de mai file et s’envole et que je le survole. Mais après ce dernier weekend de Pentecôte, nous restons bien à la maison et je pourrais prendre plus de temps pour la récolte.
J’adore suivre le cycle de la nature et chaque année il y a des frustrations. Des plantes que je n’ai pas le temps de cueillir, et elles fanent et il faut attendre l’année suivante. Une vraie école de la patience. Ou parfois, il y a peu de plantes d’une espèce car les conditions cette année là sont moins favorables, il faut aussi se dire que la rencontre aura plutôt lieu l’année d’après.
Nous continuons les travaux de rénovation de la grange, surtout JC et le potager. Il est déjà beau et nous avons vraiment oeuvré pour apporter des fleurs, développer de nouveaux espaces, nous sommes ravis.
Pour la grange, il reste encore du cailloux à mettre dans le sol, cela prend beaucoup de temps et est assez physique. J’essaye d’aider en faisant quelque brouettes mais c’est vite fatiguant et cela avance très doucement. Mais petit à petit, nous allons y arriver.
L’écriture et les belles saisons
Je m’aperçois, pour la troisième année, que l’écriture est plutôt quelque chose que j’apprécie réaliser l’automne et l’hiver. Auprès du poêle, parfois un chat sur les genoux, une bonne boisson chaude et c’est un pur régal. Les mots sont fluides, et je m’y attèle presque chaque jour. Mais à l’arrivée des beaux jours, c’est autre chose. Moins de temps devant l’ordinateur ou alors moins envie aussi d’y être et davantage de temps consacré à l’art. En effet, dès les premières journées ensoleillées, on peut me voir faire milles allers et retours entre mon atelier et dehors pour réaliser des oeuvres. C’est la partie de l’année où je produis le plus. Et cela tombe bien car j’ai plus des expositions pour cet automne et cet hiver. Je crois que c’est important d’accueillir cela, d’avoir c’est au coeur de ma démarche, être en lien avec les cycles du vivant. Et donc au printemps et en été, l’écriture reste dans ma tête et les mains sont plus activées dans les marmites de teinture et les tissus. La prose sera plus dense au retour de l’automne et je serai en joie ! Mais je continue bien sur de coucher sur le papier la vie en forêt, c’est si important de garder des traces.
En ce moment en floraison
Cette année, la forêt sent le miel mais avec une douceur acidulée. Même après la pluie, on peut sentir son odeur issue du mélange des nombreuses fleurs en floraison. Il y en a beaucoup alors cela sent divinement bon !
Fleurs comestibles : Sureau, fleurs de robinier faux acacia et il m’en manque tant je pense !
Autre fleurs : Ancolies, boutons d’or, silène pourpre et enflée, véroniques et bientôt les fleurs de tilleul et châtaignier, là la forêt va embaumer !
Ce que nous récoltons au potager : après les fèves, nous adorons les salades et les enfants dévorent les petits pois frais, il nous en reste peu ainsi que les fraises qui se mangent au compte goutte.