Chronique de l'automne / 11ème et 12ème semaine

Chronique de l'automne / 11ème et 12ème semaine

La contemplation

Cette saison est la saison du temps doux, du temps posé, du temps à observer. Se poser dehors ou dedans, idéalement avec une boisson chaude, et laisser le regard aller où il a envie. Lâcher les attentes, les envies. Juste regarder la nature et ressentir ! Une ode à l’émerveillement. Mais pas que !

Parce que dans un monde où tout va vite, où tout s’accélère, où contempler n’est pas forcément valorisé, je crois profondément que contempler est un acte engagé envers le vivant ! Il marque un temps d’arrêt, une pause nécessaire pour sortir du monde des humains et se relier à d’autres sphères. Aller dans une altérité profonde et sincère pour rencontrer les peuples non humains. 

La brume

Elle est sublime ces derniers jours. Elle monte par volutes de la terre, elle s’agrippe à quelques arbres et petit à petit s’évapore vers les hauteurs. J’aime voir le matin, entre les arbres en contrebas, un voile bien blanc qui signifie que le brouillard est en bas dans le village. Lundi, la lumière du soleil était chaude et amenait une lumière douce et chaleureuse dans le jardin. Vraiment cette saison pousse à l’appréciation de la beauté, à ressentir la douceur profondément à l’intérieur. Une ode au temps long, qui ne souffre pas de la frénésie du quotidien. Et puis il est vrai que ces derniers jours, le temps est doux. Il fait plus de 10 degrés dans la journée. 

Ecriture & repos 

J’ai moins écrit ces derniers jours. Le tourbillon du quotidien peut happer pendant quelques jours et puis aussi un grand besoin de repos. J’ai ressenti de la fatigue en novembre, un besoin d’un se déposer. Avec les années, je laisse de plus en plus faire, j’accorde du temps à ces temps qui ont besoin d’exister. Et je me rends compte qu’après l’énergie est renouvelée, que cette phase était salutaire. Le weekend dernier, JC a été malade, nous nous sommes plus posés et c’était doux ! 

Fin de semaine dans le brouillard

Ce weekend, le weekend a tout envahi. Il a recouvert le village, notre lieu, et les sommets des collines.Mais c’était une brume douce, presque envoutante. Quand nous sommes allés sur Autun, la lumière était incroyable. Elle éclairait avec chaleur la brume et cela donnait une atmosphère iridiscente. En revenant, la vallée c’était transformée en atols. On aurait dit que les collines flottaient dans une mer de nuages blancs purs. Une beauté sans nom ! 

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